mercredi 12 mars 2014

Une cartographie de Ganymède

Ganymède, la plus grande lune de notre système solaire, est cartographiée pour la première fois depuis sa découverte par Galilée il y a 400 ans (en 1610).


Cette carte géologique de cette lune de Jupiter (qui est plus grande que la planète Mercure: 5262 km de diamètre contre 4879), a été créée à partir d’observations des sondes jumelles de la NASA Voyager et Galileo orbiteur. Elle souligne l’incroyable variété de caractéristiques géologiques de Ganymède et nous éclaire sur le chaos apparent de sa surface. Les observations au cours des siècles montrent la présence de larges et sombres cratères ainsi que des régions plus jeunes marquée par de nombreuses gorges et crêtes. En fait trois grandes périodes géologiques ont façonnées les paysages de Ganymède: la première était dominée par les impacts et la formation de cratère, la seconde par une intense activité tectonique et la dernière par une forte réduction de l’activité.


D’après Robert Pappalardo, du laboratoire de la NASA à Pasadena, “l’objectif de cette carte publiée par l’US Geological Survey est d’aider les scientifiques planétaires à déchiffrer l’évolution de ce monde glacé et sera d’une grande aide pour les futures missions d’observation spatiales”.


Cette carte très détaillée a également permis de confirmer un certain nombre d’hypothèses scientifiques remarquables en ce qui concerne l’histoire géologique de ce monde mais aussi d’en infirmer certaines. Par exemple, les images les plus détaillées ont montrées que le cryovolcanisme (au lieu de lave, ces volcans éjectent des éléments volatils comme de l’eau, de l’ammoniac ou du méthane) était très rare sur Ganymède.


Elle pourrait aussi aider les scientifiques dans leur quête d’une vie extraterrestre… En effet, selon le directeur de l’USGS Astrogeology Science Center, après Mars l’intérieur des satellites glacés de Jupiter sont considérés comme les meilleurs candidats pour les environnements abritant la vie dans notre système solaire”.


La vidéo d’animation de la carte :

vendredi 28 février 2014

La Pangée

Ou quand on pouvait piquer une tête dans l’océan entre la Suisse et l’Italie…


Les supercontinents sont, pour les paléogéographes, des masses continentales qui regroupaient nos continents actuels. Le premier d’entre eux était la Columbia qui s’est formé et divisé entre -1,8 et -1,5 milliard d’années. La suivante fut La Rodinia qui s’est fragmenté il y a 750 millions d’années. Ce morcellement s’est regroupé au paléozoïque (entre -550 et -250 millions d’années) pour former la Pangée qui se divisa également ensuite pour former la Laurasia au nord et le Gondwana au sud. Aujourd’hui, en attendant le prochain regroupement qui devrait apparaître dans quelques 250 millions d’années (et former la “Pangée Ultime” avec le rapprochement de l’Afrique, de l’Eurasie et des Amériques), l’Eurasie ou les Amériques peuvent être qualifiés de supercontinent.


Cette carte de l’italien Massimo Pietrobon est intéressante et nous montre que des pays qui sont aujourd’hui très éloignés les uns des autres ont auparavant eu une frontière terrestre commune (on imagine les problèmes géopolitiques que cela impliquerai si ils se retrouvaient voisins aujourd’hui). Par exemple:


  • Les Etats-Unis et la Mauritanie

  • L’Inde et l’Antarctique (qui n’est pas un pays mais un continent)

  • Le Tibet serait par contre, je pense, plutôt content de se retrouver très très loin de son encombrant voisin chinois.

On voit également que les plages de Rhône Alpes, qui proposaient certainement de très beaux couchers de soleil sur l’océan Thétys en formation, étaient assez étendues. Elles devaient également être vierges de touristes puisque les humains n’existaient bien sûr pas encore (loin de là d’ailleurs puisqu’Homo rudolfensis n’apparait qu’il y a 2,9 millions d’années et Homo habilis il y a 2,4 millions d’années). Nos ancêtres locaux étant les thérapsides (ou reptiles mammaliens) qui rassemblent la souche ayant donné les mammifères.


La France n’existait pas non plus mais je ne peux m’empêcher de penser que cette situation aurait été bien pratique pour le stéphanois que je suis… Cette partie de Thétys disparaitra ensuite avec la formation de l’océan Alpin puis la formation montagneuse bien connue, créée grâce à la rencontre de la plaque européenne et des plaques adriatique et africaine.


Un Gif animé de la dislocation de la Pangée:


Pangée animation



La Pangée

Article publié sur le blog du site web de Pacha cartographie

dimanche 23 février 2014

Les tatouages de cartes

Ou la feuille de pompe ultime pour les intéros de géographie (bien sur cela marche beaucoup moins bien pour les tatouages du dos…).


Les tatouages dans l’histoire


Le tatouage est une pratique qui existe depuis très longtemps puisque l’homme des glaces “ötzi” découvert dans les Alpes italo-autrichiennes et qui vécut il y a 3500 ans en arbore sur les lombaires et les jambes. De nombreuses momies retrouvées en différents endroits du globe portent également des marques de tatouages vieux de plusieurs millénaires (on en retrouve en Égypte, au Soudan, dans le Xinjiang, dans l’Altaï,…).


Des anciens Bretons qui lutèrent contre les romains aux peuples polynésiens, les tatouages étaient des signes distinctifs culturels qui marquaient une appartenance à un peuple, un clan et ces marques distinctives ont perduré jusqu’à notre époque par la longue tradition des marins qui restaient identifiables ainsi. Ces tatouages avaient d’ailleurs parfois une portée utilitaire: en effet, en se faisant tatouer de larges crucifix dans le dos, ces derniers se prémunissaient de la flagellation puisque la dégradation d’une image pieuse était interdite…


L’entrée dans la culture populaire


Ces tatouages sont restés l’apanage des marins (90% des marins anglais étaient tatoués à la fin du 19ème siècle), des criminels et autres marginaux pendant de longs siècles jusqu’à une évolution des cultures qui les a rendus acceptables en société, voir “tendance”. Aujourd’hui, on les trouve partout, notamment sur la très grande majorité des sportifs et de stars qui participent ainsi à leur démocratisation.


Même s’il existe différentes “familles” et quelques thèmes dominants: tatouages traditionnels (ancres, cranes, roses, cœurs, hirondelles), symboles tribaux (celtiques, native américans, Maori,…), citations calligraphiées, tatouages colorés “new school, on les retrouve sur des personnes de toutes les parties du globe et sans distinctions d’appartenance sociale. Il devient même difficile en certains endroits de trouver quelqu’un avec une peau encore “vierge” (en 1936, 6% des américains étaient tatoués, ils sont aujourd’hui 20% et même 40% pour la tranche d’âge 26-40 ans) et la caste des “non tatoués” sera peut-être bientôt minoritaire.


Ci-dessous un tatouage tribal représentant la nouvelle Zélande (double symbolique donc).


Tatouage New zelande tribal


 


 


Les tatouages “cartographiques”


On peut distinguer aujourd’hui l’émergence de certaines “sous-cultures” dans cette tendance et la famille des tatouages cartographiques en fait partie; tout en étant relativement peu nombreux ils montrent une certaine unité (qui est peut-être involontaire). Le tatouage le plus populaire est sans conteste la carte du monde, ce qui peut paraître rassurant dans un monde parfois pointé du doigt pour son nationalisme et son chauvinisme…


Une majeure partie de ces tatouages du monde sont réalisés dans le dos, et fonds passer les tatoués pour des géants Atlas contemporains, qui portent le monde d’aujourd’hui sur leurs épaules.


Ci-dessous quelques images de tatouages du monde réalisés dans le dos:


Tatouage carte du monde


Un tatouage particulièrement réussi (oui je suis objectif), même si j’ai quand même un doute sur sa véracité (peut-être un petit coup de photoshop ici…).


 


Tatouage carte monde dans le dos


Un autre exemple de monde sur les épaule, avec un graphisme particulièrement soigné.


 


Tatouage monde 1


Une version originale avec une représentation cartographique de style ancien.  


 


Tatouage monde 2


Une énième carte mais centrée différemment.


 


D’autres emplacements de tatouages sont également symboliques: avoir le monde à ses pieds, ou le monde au creux des mains:


Tatouages monde a ses pieds


Le monde à ses pieds


 


Tatouage le monde au creux des mains


Le monde au creux de la main


 


La projection de Mercator semble, elle, par contre, être passée de mode… Comment reconnaître une projection de Mercator?  C’est assez simple: il suffit de comparer l’Afrique et le Groenland, s’ils sont de la même taille alors la carte est dans cette projection (en réalité l’Afrique est 14 fois plus vaste que le Groenland!).


On peut également rencontrer des tatouages de cartes plus locales qui montrent son appartenance à sa ville natale et qui scande combien notre lieu de naissance nous est cher, qu’on l’a dans la peau….


Tatouage Hanovre


Carte de Hanovre


 


Tatouage Portland


Carte de Chicago.


 


On peut aussi croiser des tatouages plus originaux, comme les coordonnées géographiques inscrites sur le bras d’Angelina Jolie (une pour chaque lieu de naissance de ses enfants).Tatouage Angelina jolie


 




Ou encore ces deux encres sur deux mains droites imitant la forme de l’Alaska et situées à l’emplacement d’Anchorage. 


Tatouages ancres anchorage


 


Un autre beau spécimen: un tatouage de coupe géologique:


Tatouage coupe géologique


 


Ci-dessous un tatouage cartographique plus pratique qu’esthétique (selon moi bien sur): un plan du métro de Chicago:


Tatouage plan métro Chicago



Voilà il ne vous reste plus qu’à choisir le votre…

Article en partie inspiré de l’article de Franck David sur Big Think: http://bigthink.com/users/frankjacobs



Les tatouages de cartes

Article publié sur le blog du site web de Pacha cartographie

dimanche 9 février 2014

L'Afrique sans la colonisation

A quoi ressemblerait l’Afrique si elle n’avait pas été colonisée?


Nikolaj Cyon, un artiste suédois de 28 ans, s’est intéressé à cette question et nous propose cette carte originale du continent africain où il occulte volontairement la période de colonisation et ses traçages de frontières arbitraires. Il s’est pour cela fondé sur les “unités politiques et tribales” de 1844, soit à la veille du partage de l’Afrique entre les puissances européennes.


Cette carte de l’ALKEBU-LAN (le plus ancien et le seul terme d’origine indigène pour désigner l’Afrique, qui était utilisé par les Maures, les Nubiens, les Numides, les Carthaginois, et les Éthiopiens) n’est pas l’œuvre d’un historien confirmé (même si plus de six mois lui ont été nécessaires pour ses recherches) mais d’un artiste “révolutionnaire et rêveur” (comme il se définit lui-même). Ce projet est néanmoins intéressant à plus d’un titre et nous donne à réfléchir sur les aspects complexes des civilisations, de l’impérialisme et du racisme.


Cette représentation à pour but de nous faire méditer sur les conséquences de l’histoire et ses implications sur notre perception actuelle du monde. C’est dans cet esprit que le sud du continent est placé en haut de la carte, pour casser notre vision traditionnelle de la cartographie européenne. La projection azimutale équivalente de Lambert est également utilisée à la place de la projection de Mercator standard pour respecter les proportions réelles et le rapport de taille entre l’Afrique et l’Europe.


Les frontières que l’on connaît sont donc remplacées par celles des royaumes africains historiques, limites naturelles et linguistiques. Les noms des pays et villes sont les appellations indigènes, ou, le cas échéant leur retranscription en Swahili, qui a été la langue dominante en Afrique australe.


L’artiste situe cette carte dans un univers alternatif, en 1844 AD (1260 dans le calendrier islamique). Le point de divergence est la peste noire du 14ème siècle qui aurait tué les quatre cinquièmes de la population de l’Europe au lieu des 1/3 estimés dans notre réalité. La population de l’Europe serait alors anéantie, et le monde dominé par la Chine et les musulmans. Les Arabes auraient conquis le Mexique, ce qui leur a fourni de l’or et les méthodes de culture du maïs alors que la production de tissu de raphia dans l’Empire du Congo aurait explosé et conduit à l’industrialisation de cette région. Les bateaux à vapeur auraient également accru le commerce sur le fleuve Niger et enrichi le Bénin, le Dahomey, etc. Ce présent alternatif était une réalité possible si l’histoire avaient été quelque eu différente.


Les crimes du colonialisme et les horreurs de l’esclavage sont assez bien connus, mais cette carte nous aide à prendre conscience de ce qui existait avant: les grandes civilisations africaines quelques peu oubliées par l’enseignement actuel.


La carte entière:


Carte de l'Afrique sans la colonisation


 


Le site web de Nikolaj Cyon est ici.



L'Afrique sans la colonisation

Article publié sur le blog du site web de Pacha cartographie

dimanche 26 janvier 2014

Les collages de Matthew Cusick

Matthew Cusick est un artiste New-yorkais qui s’est fait un nom dans le milieu de l’art grâce à sa technique très particulière qu’on pourrait qualifier de “map works”.


Ses outils sont le cutter et le ciseau qu’il utilise avec une très grande précision (et beaucoup de patience) pour nous faire partager un regard neuf sur la cartographie.


A travers de magnifiques collages, où se croisent monde réel et monde imaginaire, prennent vie d’impressionnants paysages et portraits. Ils sont exclusivement constitués d’extraits de cartes tirées d’atlas, d’encyclopédies et de manuels scolaires qui se voient alors offrir une seconde vie.


Le thème récurrent de ses tableaux est la mer et le motif de la vague. Inspirées de l’art japonais, ces vagues puissantes, aux étonnantes  palettes de couleurs et de textures, sont composées d’un patchwork de fragments de cartes maritimes.


Quelques une de ses œuvres:


Matthew cussick autoroutes


Matthew cussick portrait


Matthew cussick wave


Matthew cussick


 


Le site web de Matthew Cusick: http://www.mattcusick.com



Les collages de Matthew Cusick

Article publié sur le blog du site web de Pacha cartographie

dimanche 12 janvier 2014

La société de la terre plate

Un article sur un site web, ou plutôt un forum, prétexte à vous montrer de belles cartographies atypiques mais qui a également bien égayé ma journée ! The flat earth society est, comme son nom l’indique, une communauté ou se rencontrent les plus « éminents spécialistes » de la platitude de la terre.


Eh oui, on nous ment depuis des siècles et cette confrérie est là pour rétablir la vérité sur la forme de notre planète qui ne peut qu’être plate. Le complot du rond est international mais heureusement les preuves sont là! Je tiens à préciser tout de suite que les contributeurs du site sont tout à fait sérieux et croient mordicus à ce qu’ils avancent, c’est là que ça devient marrant.


 


 Quelques modèles de terre plate


Oublions dans un premier temps toutes ces images falsifiées d’une planète sphérique flottant dans l’espace. Nous résidons plus sûrement sur quelque chose qui ressemblerait à ça:


Une des cartes que l’on trouve sur le site de the flat earth society. celle-ci a été créée par Wilbur Glenn Voliva (1870 – 1942), évangéliste et théoricien de la platitude de la terre.


Flat Earth Society - Carte de la Terre- plate par Wilbur Voliva Flat Earth Society – Carte de la Terre- plate par Wilbur Voliva


Une vision plus moderne par Orlando Ferguson en 1893. Version que j’aime bien avec son mélange d’approche pseudo-scientifique, ses références bibliques et sa « caricature » de la théorie du globe avec ses deux personnages agrippés à une terre fonçant à 100 000 km/h dans l’espace.


Cartographie de la Terre plate par Orlando Ferguson Cartographie de la Terre plate par Orlando Ferguson


Une dernière version pour la route, pas vraiment moins crédible que les précédentes… Celle du disque monde de Terry Pratchett, monde plat et circulaire, complété par l’immense cataracte qui s’écoule de ses bords. Il est soutenu par les quatre éléphants Bérilia, Tubul, Ti-Phon l’Immense et Jérakine, eux-mêmes juchés sur la carapace de la Grande A’Tuin, tortue gigantesque naviguant lentement dans le cosmos. Une petite lune et un petit soleil orbitent autour du disque.


Le disque monde de Terry Pratchett Le disque monde de Terry Pratchett


Choisissez votre version préférée, le site de the flat earth society n’en donne de toute façon pas de précise, ça évite les problèmes…


Pour rentrer un peu dans les détails, notre terre prend donc la forme d’un cylindre dont une des faces porte le monde connu tandis que l’autre, encore inconnue, est faite de roche nue. Au centre de notre disque se trouve le pôle nord, quand au pôle sud il n’existe tout simplement pas puisque le bord de notre disque est formé d’une immense barrière montagneuse qui empêche les océans de se déverser dans le vide intersidéral. Le soleil n’est quand à lui qu’une petite boule lumineuse d’une cinquantaine de km de diamètre qui gravite autour de notre disque à une altitude d’environ 4800 mètres.


 


 Le poids des preuves


Alors bien sur il reste de nombreux problèmes techniques comme la gravité, la rotation du soleil, les éclipses, l’existence de cette barrière extérieure, etc.


En fait l’explication est assez simple : l’énergie sombre. Cette source d’énergie hypothétique est à chaque fois mise en avant pour justifier les mécanismes quelque peu difficiles à appliquer ici… Ce en quoi il est difficile de leur jeter la pierre puisque même les partisans de la rotondité de la terre utilisent cette hypothèse pour expliquer des observations plus crédibles comme l’accélération de l’expansion de l’univers. Je sens que vous n’êtes pourtant pas encore convaincus, que vous demandez du solide, du tangible. Le site nous fournit donc les meilleures preuves qu’il possède sur la platitude de notre planète[1]:


« La preuve d’une terre plate découle de nombreuses facettes de la science et de la philosophie. Le plus simple est de s’appuyer sur ses propres sens pour discerner la véritable nature du monde qui nous entoure. Le monde semble plat, les fonds des nuages ​​sont à plat, le mouvement du soleil, tous ces exemples sensoriels vous affirment que nous ne vivons pas sur un monde héliocentrique sphérique. «  


« La méthode du doute cartésien de Descarte nous montre également rapidement que la notion d’un monde sphérique est la théorie qui a la charge de la preuve, contrairement à la théorie de la terre plate.  »

Diverses autres expériences comme celle de Bedford level sont également présentées pour prouver la véracité de cette théorie.


 


 Un complot généralisé


Le plus révoltant dans cette histoire c’est quand même que l’on nous induise volontairement en erreur depuis Galilée !


Le site nous explique que la raison la plus communément avancée est que les agences spatiales du monde entier se sont mises d’accords pour mettre sur pied un trucage des voyages et explorations spatiales (de même que tout le monde sait que personne n’est jamais allé sur la lune).


L’origine de ce complot se trouve dans la guerre froide et la course exacerbée entre les USA et l’URSS pour être les premiers dans l’espace au point que chacun en est venu à falsifier ses exploits pour répondre aux réalisations supposées de l’adversaire… Depuis la fin de la guerre froide, la cupidité a pris le pas sur les motivations politiques avec en toile de fond le détournement des formidables quantités d’argent allouées à ce secteur. Une fraction minime de ces fonds étant dédié au trucage des missions spatiales le bénéfice est énorme et le directeur de la NASA (et ses homologues) sont pleins aux as en sortant un petit photo montage par-ci par-là et en surveillant étroitement la bordure montagneuse pour éviter qu’un petit malin ne découvre la supercherie…


Les fabricants de GPS sont également très impliqués dans le complot puisque les supposés satellites (qui ne peuvent techniquement rester en orbite) sont en fait de vulgaires tours au sol qui transmettent de fausses coordonnées, tout comme les instruments de navigation aérienne qui font croire au voyageur que pour aller en Australie depuis l’Amérique du sud il est plus court de passer près du pôle sud (alors que c’est bien évidemment plus long, l’Australie étant, en vrai, à l’autre bout du disque).


Aux esprits retords qui poseraient des questions du genre : de nombreuses photos sur Internet et dans d’autres médias représentent la terre comme étant ronde, cela ne réfute-t-il pas la théorie de la terre plate? L’organisation répond simplement que « la Flat Earth Society ne prêtent pas beaucoup de crédibilité à la preuve photographique car elle est trop facile à manipuler et modifier »… Hop question suivante. Même technique pour les principes élémentaires de physique (fabriqués) et citations de scientifiques (achetés).


Maintenant que cette machination diabolique est éventée vous ne regarderez certainement plus google earth et gravity de la même façon…


Allez quand même faire un tour sur le forum de la flat earth society, il est très instructif: http://theflatearthsociety.org


[1] Qui n’en est du coup plus une puisque le disque est géocentrique (planète= nom formé à partir du mot latin « planeta », qui vient lui-même du grec « planêtês » : « errant vagabond »). 




 


 


 



La société de la terre plate

Article publié sur le blog du site web de Pacha cartographie

dimanche 5 janvier 2014

Des cartes urbaines minimalistes

Aujourd’hui quelques essais de carte urbaine minimaliste et artistiques (enfin ça c’est peut-être un peu prétentieux…).


J’aime beaucoup ce genre de carte simpliste mais très visuelle et sans réelle information (pas de réseaux, d’échelles ou d’orientation, uniquement le bâti). On en trouve de plus en plus sur le net et un des meilleurs ambassadeurs du domaine est l’artiste Jazzberry Blue.


Le coté très esthétique, en mosaïque de couleurs, en fait de parfaits objets de décoration et je me dit depuis quelques temps qu’elles habilleraient à merveille un des murs de mon bureau!


Donc plutôt qu’un commander une sur le web à des prix parfois prohibitifs j’ai suivi le dicton qui dit qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, et je me suis lancé dans quelques essais personnels…


Voici mes « œuvres » minimalistes:


Bordeaux minimaliste


Paris minimaliste


Barcelona minimaliste


Arriverez vous à retrouver les villes représentées ici (sinon un « gros » indice est caché dans chaque image).


Merci à Maxime Résibois de portailsig.org pour l’explication de sa méthode.


 



Des cartes urbaines minimalistes

Article publié sur le blog du site web de Pacha cartographie