dimanche 9 février 2014

L'Afrique sans la colonisation

A quoi ressemblerait l’Afrique si elle n’avait pas été colonisée?


Nikolaj Cyon, un artiste suédois de 28 ans, s’est intéressé à cette question et nous propose cette carte originale du continent africain où il occulte volontairement la période de colonisation et ses traçages de frontières arbitraires. Il s’est pour cela fondé sur les “unités politiques et tribales” de 1844, soit à la veille du partage de l’Afrique entre les puissances européennes.


Cette carte de l’ALKEBU-LAN (le plus ancien et le seul terme d’origine indigène pour désigner l’Afrique, qui était utilisé par les Maures, les Nubiens, les Numides, les Carthaginois, et les Éthiopiens) n’est pas l’œuvre d’un historien confirmé (même si plus de six mois lui ont été nécessaires pour ses recherches) mais d’un artiste “révolutionnaire et rêveur” (comme il se définit lui-même). Ce projet est néanmoins intéressant à plus d’un titre et nous donne à réfléchir sur les aspects complexes des civilisations, de l’impérialisme et du racisme.


Cette représentation à pour but de nous faire méditer sur les conséquences de l’histoire et ses implications sur notre perception actuelle du monde. C’est dans cet esprit que le sud du continent est placé en haut de la carte, pour casser notre vision traditionnelle de la cartographie européenne. La projection azimutale équivalente de Lambert est également utilisée à la place de la projection de Mercator standard pour respecter les proportions réelles et le rapport de taille entre l’Afrique et l’Europe.


Les frontières que l’on connaît sont donc remplacées par celles des royaumes africains historiques, limites naturelles et linguistiques. Les noms des pays et villes sont les appellations indigènes, ou, le cas échéant leur retranscription en Swahili, qui a été la langue dominante en Afrique australe.


L’artiste situe cette carte dans un univers alternatif, en 1844 AD (1260 dans le calendrier islamique). Le point de divergence est la peste noire du 14ème siècle qui aurait tué les quatre cinquièmes de la population de l’Europe au lieu des 1/3 estimés dans notre réalité. La population de l’Europe serait alors anéantie, et le monde dominé par la Chine et les musulmans. Les Arabes auraient conquis le Mexique, ce qui leur a fourni de l’or et les méthodes de culture du maïs alors que la production de tissu de raphia dans l’Empire du Congo aurait explosé et conduit à l’industrialisation de cette région. Les bateaux à vapeur auraient également accru le commerce sur le fleuve Niger et enrichi le Bénin, le Dahomey, etc. Ce présent alternatif était une réalité possible si l’histoire avaient été quelque eu différente.


Les crimes du colonialisme et les horreurs de l’esclavage sont assez bien connus, mais cette carte nous aide à prendre conscience de ce qui existait avant: les grandes civilisations africaines quelques peu oubliées par l’enseignement actuel.


La carte entière:


Carte de l'Afrique sans la colonisation


 


Le site web de Nikolaj Cyon est ici.



L'Afrique sans la colonisation

Article publié sur le blog du site web de Pacha cartographie

dimanche 26 janvier 2014

Les collages de Matthew Cusick

Matthew Cusick est un artiste New-yorkais qui s’est fait un nom dans le milieu de l’art grâce à sa technique très particulière qu’on pourrait qualifier de “map works”.


Ses outils sont le cutter et le ciseau qu’il utilise avec une très grande précision (et beaucoup de patience) pour nous faire partager un regard neuf sur la cartographie.


A travers de magnifiques collages, où se croisent monde réel et monde imaginaire, prennent vie d’impressionnants paysages et portraits. Ils sont exclusivement constitués d’extraits de cartes tirées d’atlas, d’encyclopédies et de manuels scolaires qui se voient alors offrir une seconde vie.


Le thème récurrent de ses tableaux est la mer et le motif de la vague. Inspirées de l’art japonais, ces vagues puissantes, aux étonnantes  palettes de couleurs et de textures, sont composées d’un patchwork de fragments de cartes maritimes.


Quelques une de ses œuvres:


Matthew cussick autoroutes


Matthew cussick portrait


Matthew cussick wave


Matthew cussick


 


Le site web de Matthew Cusick: http://www.mattcusick.com



Les collages de Matthew Cusick

Article publié sur le blog du site web de Pacha cartographie

dimanche 12 janvier 2014

La société de la terre plate

Un article sur un site web, ou plutôt un forum, prétexte à vous montrer de belles cartographies atypiques mais qui a également bien égayé ma journée ! The flat earth society est, comme son nom l’indique, une communauté ou se rencontrent les plus « éminents spécialistes » de la platitude de la terre.


Eh oui, on nous ment depuis des siècles et cette confrérie est là pour rétablir la vérité sur la forme de notre planète qui ne peut qu’être plate. Le complot du rond est international mais heureusement les preuves sont là! Je tiens à préciser tout de suite que les contributeurs du site sont tout à fait sérieux et croient mordicus à ce qu’ils avancent, c’est là que ça devient marrant.


 


 Quelques modèles de terre plate


Oublions dans un premier temps toutes ces images falsifiées d’une planète sphérique flottant dans l’espace. Nous résidons plus sûrement sur quelque chose qui ressemblerait à ça:


Une des cartes que l’on trouve sur le site de the flat earth society. celle-ci a été créée par Wilbur Glenn Voliva (1870 – 1942), évangéliste et théoricien de la platitude de la terre.


Flat Earth Society - Carte de la Terre- plate par Wilbur Voliva Flat Earth Society – Carte de la Terre- plate par Wilbur Voliva


Une vision plus moderne par Orlando Ferguson en 1893. Version que j’aime bien avec son mélange d’approche pseudo-scientifique, ses références bibliques et sa « caricature » de la théorie du globe avec ses deux personnages agrippés à une terre fonçant à 100 000 km/h dans l’espace.


Cartographie de la Terre plate par Orlando Ferguson Cartographie de la Terre plate par Orlando Ferguson


Une dernière version pour la route, pas vraiment moins crédible que les précédentes… Celle du disque monde de Terry Pratchett, monde plat et circulaire, complété par l’immense cataracte qui s’écoule de ses bords. Il est soutenu par les quatre éléphants Bérilia, Tubul, Ti-Phon l’Immense et Jérakine, eux-mêmes juchés sur la carapace de la Grande A’Tuin, tortue gigantesque naviguant lentement dans le cosmos. Une petite lune et un petit soleil orbitent autour du disque.


Le disque monde de Terry Pratchett Le disque monde de Terry Pratchett


Choisissez votre version préférée, le site de the flat earth society n’en donne de toute façon pas de précise, ça évite les problèmes…


Pour rentrer un peu dans les détails, notre terre prend donc la forme d’un cylindre dont une des faces porte le monde connu tandis que l’autre, encore inconnue, est faite de roche nue. Au centre de notre disque se trouve le pôle nord, quand au pôle sud il n’existe tout simplement pas puisque le bord de notre disque est formé d’une immense barrière montagneuse qui empêche les océans de se déverser dans le vide intersidéral. Le soleil n’est quand à lui qu’une petite boule lumineuse d’une cinquantaine de km de diamètre qui gravite autour de notre disque à une altitude d’environ 4800 mètres.


 


 Le poids des preuves


Alors bien sur il reste de nombreux problèmes techniques comme la gravité, la rotation du soleil, les éclipses, l’existence de cette barrière extérieure, etc.


En fait l’explication est assez simple : l’énergie sombre. Cette source d’énergie hypothétique est à chaque fois mise en avant pour justifier les mécanismes quelque peu difficiles à appliquer ici… Ce en quoi il est difficile de leur jeter la pierre puisque même les partisans de la rotondité de la terre utilisent cette hypothèse pour expliquer des observations plus crédibles comme l’accélération de l’expansion de l’univers. Je sens que vous n’êtes pourtant pas encore convaincus, que vous demandez du solide, du tangible. Le site nous fournit donc les meilleures preuves qu’il possède sur la platitude de notre planète[1]:


« La preuve d’une terre plate découle de nombreuses facettes de la science et de la philosophie. Le plus simple est de s’appuyer sur ses propres sens pour discerner la véritable nature du monde qui nous entoure. Le monde semble plat, les fonds des nuages ​​sont à plat, le mouvement du soleil, tous ces exemples sensoriels vous affirment que nous ne vivons pas sur un monde héliocentrique sphérique. «  


« La méthode du doute cartésien de Descarte nous montre également rapidement que la notion d’un monde sphérique est la théorie qui a la charge de la preuve, contrairement à la théorie de la terre plate.  »

Diverses autres expériences comme celle de Bedford level sont également présentées pour prouver la véracité de cette théorie.


 


 Un complot généralisé


Le plus révoltant dans cette histoire c’est quand même que l’on nous induise volontairement en erreur depuis Galilée !


Le site nous explique que la raison la plus communément avancée est que les agences spatiales du monde entier se sont mises d’accords pour mettre sur pied un trucage des voyages et explorations spatiales (de même que tout le monde sait que personne n’est jamais allé sur la lune).


L’origine de ce complot se trouve dans la guerre froide et la course exacerbée entre les USA et l’URSS pour être les premiers dans l’espace au point que chacun en est venu à falsifier ses exploits pour répondre aux réalisations supposées de l’adversaire… Depuis la fin de la guerre froide, la cupidité a pris le pas sur les motivations politiques avec en toile de fond le détournement des formidables quantités d’argent allouées à ce secteur. Une fraction minime de ces fonds étant dédié au trucage des missions spatiales le bénéfice est énorme et le directeur de la NASA (et ses homologues) sont pleins aux as en sortant un petit photo montage par-ci par-là et en surveillant étroitement la bordure montagneuse pour éviter qu’un petit malin ne découvre la supercherie…


Les fabricants de GPS sont également très impliqués dans le complot puisque les supposés satellites (qui ne peuvent techniquement rester en orbite) sont en fait de vulgaires tours au sol qui transmettent de fausses coordonnées, tout comme les instruments de navigation aérienne qui font croire au voyageur que pour aller en Australie depuis l’Amérique du sud il est plus court de passer près du pôle sud (alors que c’est bien évidemment plus long, l’Australie étant, en vrai, à l’autre bout du disque).


Aux esprits retords qui poseraient des questions du genre : de nombreuses photos sur Internet et dans d’autres médias représentent la terre comme étant ronde, cela ne réfute-t-il pas la théorie de la terre plate? L’organisation répond simplement que « la Flat Earth Society ne prêtent pas beaucoup de crédibilité à la preuve photographique car elle est trop facile à manipuler et modifier »… Hop question suivante. Même technique pour les principes élémentaires de physique (fabriqués) et citations de scientifiques (achetés).


Maintenant que cette machination diabolique est éventée vous ne regarderez certainement plus google earth et gravity de la même façon…


Allez quand même faire un tour sur le forum de la flat earth society, il est très instructif: http://theflatearthsociety.org


[1] Qui n’en est du coup plus une puisque le disque est géocentrique (planète= nom formé à partir du mot latin « planeta », qui vient lui-même du grec « planêtês » : « errant vagabond »). 




 


 


 



La société de la terre plate

Article publié sur le blog du site web de Pacha cartographie

dimanche 5 janvier 2014

Des cartes urbaines minimalistes

Aujourd’hui quelques essais de carte urbaine minimaliste et artistiques (enfin ça c’est peut-être un peu prétentieux…).


J’aime beaucoup ce genre de carte simpliste mais très visuelle et sans réelle information (pas de réseaux, d’échelles ou d’orientation, uniquement le bâti). On en trouve de plus en plus sur le net et un des meilleurs ambassadeurs du domaine est l’artiste Jazzberry Blue.


Le coté très esthétique, en mosaïque de couleurs, en fait de parfaits objets de décoration et je me dit depuis quelques temps qu’elles habilleraient à merveille un des murs de mon bureau!


Donc plutôt qu’un commander une sur le web à des prix parfois prohibitifs j’ai suivi le dicton qui dit qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, et je me suis lancé dans quelques essais personnels…


Voici mes « œuvres » minimalistes:


Bordeaux minimaliste


Paris minimaliste


Barcelona minimaliste


Arriverez vous à retrouver les villes représentées ici (sinon un « gros » indice est caché dans chaque image).


Merci à Maxime Résibois de portailsig.org pour l’explication de sa méthode.


 



Des cartes urbaines minimalistes

Article publié sur le blog du site web de Pacha cartographie

dimanche 29 décembre 2013

Une carte des vents complètement hypnotique

La magnifique carte des vents ci-dessus (simple capture d’écran, l’originale est intéractive) a été conçu par l’ingénieur logiciel Cameron Beccario. Elle représente cette ancienne et invisible source d’énergie qui nous entoure, qui propulsa les premiers explorateurs du monde et sera peut-être une des clés du futur… (si vous n’avez pas deviné, ni lu le titre, c’est le vent…)


Cette imagerie rappelle sous certains aspects le projet « Perpetual Ocean » de la NASA visible ci-dessous en vidéo :



Mais elle tire sans doute sa plus grande inspiration de la « wind map » dehint.fm.


Mais là où hint.fm représente les modèles de vent pour les États-Unis seulement, la présente cartographie interactive montre les conditions météorologiques à l’échelle mondiale.


Une autre différence notable: la visualisation de Beccario utilise la couleur pour représenter les différentes vitesses de vent et un grand nombre de paramètres réglables pour illustrer comment les conditions météorologiques varient dans les différentes couches de l’atmosphère de la planète. Il est même possible de choisir parmi huit projections cartographiques différentes sur lesquelles visualiser les données !


Le Produit final est une expérience interactive très esthétique mais également incroyablement riche en information : outre la possibilité de zoomer de manière assez fine sur chaque portion du globe Il est également facile d’agir sur les paramètres de pression atmosphérique (plus la pression, mesurée en hectopacscales, est importante, moins l’altitude l’est). Cette dernière variable change totalement la représentation et permet de distinguer les grands courants atmosphériques (jets streams).


Ci-dessous des représentations en basse et haute altitude (1000 et 10 hPa).


 


Carte des vents - 10 hPa


Carte des vents - 1000 hPa


Foncez maintenant essayer cet outil exceptionnel par vous-même. Ça se passe ici.


 


 


 



Une carte des vents complètement hypnotique

Article publié sur le blog du site web de Pacha cartographie

mardi 10 décembre 2013

Un plan du métro de Paris original

Voici une carte, ou plutôt un plan, qui n’intéressera pas tout le monde. Mais ceux qui habitent Paris, ou y ont habité comme moi, devraient sourciller devant cette représentation pour le moins originale de plan du métro de Paris.


Avec ses nombreuses lignes qui tournent dans tous les sens, le Métro de Paris (un des plus grands réseaux ferrés urbains) a toujours été un défi cartographique qui est ici relevé haut la main par Maxwell J. Roberts. Ce dernier est psychologue et chercheur en  logique et déduction de la pensée humaine à l’agence cartographique londonienne (domaine de recherche pour le moins pointu…).


Les plans comme celui-ci (donc concentriques) sont « une façon nouvelle et controversée d’imaginer les réseaux de métro à travers le monde. Ils peuvent fausser la géographie, mais font apparaître un niveau presque inconnu dans l’organisation des villes ». Les puristes qui n’apprécient pas les plans trop schématisés devraient être assez réfractaires mais je trouve que les aspects esthétiques et informatifs y sont vraiment intéressants, et qu’ils soient géographiques (donc proches de la morphologie réelle, avec les vrais emplacements des stations) ou schématiques, chacun de ces plans a une utilité. Cette version-ci montre particulièrement bien l’organisation et les liaisons du réseau.


Pour les curieux: d’autres plans concentriques d’autres grandes villes sont visibles ici.



Un plan du métro de Paris original

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dimanche 1 décembre 2013

Viennoiserie et clash des religions

Passant régulièrement mes vacances dans le sud-ouest une question me taraude depuis longtemps : pourquoi  dans cette contrée le classique pain au chocolat porte-t-il le nom de chocolatine ?


On va y venir, mais d’abord un peu d’histoire :


Les viennoiseries ont depuis longtemps un lien fort avec la question religieuse puisque selon une des nombreuses légendes pâtissières qui courent, le croissant aurait été produit pour fêter la déroute des ottomans à Vienne (et donc créé à l’image de la demi lune du drapeau de l’envahisseur). Une autre légende voudrait qu’il ait été inventé pour fêter la première grande alliance entre des puissances chrétienne et musulmane (en l’occurrence François 1er et Soliman de magnifique, en 1536) qui durera jusqu’à l’invasion française de l’Egypte ottomane par Napoléon en 1798… Ainsi l’humble croissant ne serait rien d’autre qu’un ancien symbole du clash des civilisations et des relations tumultueuses entre l’islam et la chrétienté ?


Un de ses comparses du petit déjeuner lui a également brièvement volé


la vedette dans ce registre, lorsqu’il a été lourdement utilisé dans une sortie médiatique « décomplexée » de M. Copé l’année dernière lors du meeting UMP de Draguignan. Mais l’instrumentalisation du pauvre pain au chocolat à des fins d’ouverture cynique vers l’électorat d’extrême droite a eu pour effet (autre que le battage médiatique recherché) l’ouverture d’un débat secondaire, linguistique,  plus intéressant ; cette viennoiserie de la discorde n’est appelée « pain au chocolat » que dans une partie du pays alors que l’autre ne la connaît que sous le nom de « chocolatine »…1


Deux web designer français se sont alors intéressés à cette question et un sondage internet leur a permis de créer la belle carte isoglosse² suivante :


Chocolatines ou pains au chocolat


On voit que le pain au chocolat sort largement vainqueur de la confrontation et que la scission est claire entre les deux camps : les pro chocolatine étant très majoritaires dans le sud-ouest du pays (97% dans les Pyrénées-Atlantiques, 73% dans le Cantal,..) alors que l’opposition des pains au chocolat recueille les suffrages du reste du territoire. Des zones d’irréductibles chocolatines subsistent néanmoins dans le nord (à Paris avec 11% ou encore vers Aubenas à l’est). L’exclave (j’aime bien le mot) des Pyrénées-Orientales, autour de Perpignan recueillant quand à elle un 77à 23 en faveur des pains au chocolat.


Leur étude explique également, en se basant sur l’occurrence du mot dans la littérature,  que le terme de chocolatine détenait en fait le monopole jusque dans les années 40 avant d’être brutalement remplacé par son concurrent vers le milieu de cette décennie. La chocolatine est donc moins une variante régionale qu’une relique langagière qui subsiste encore dans le sud-est !


Mais pourquoi donc dans le sud-ouest ?


Quelques possibilités :


-          Serait-ce le fait que la région vote généralement différemment du reste de la France lors des élections présidentielles3 ?


-          Ou alors que la zone corresponde vaguement à l’ancien royaume Visigoth défait à Vouillé en 507 par les Mérovingiens ?


-          Ou enfin, et c’est là qu’on retombe contre toute attente sur nos pattes et sur l’anecdote nauséabonde de M. Copé, la position de garde frontière de la ville de Poitiers entre les deux variantes de la même pâtisserie ferait-elle écho à celle ou Charles Martel fixa les limites de l’avancé des armées musulmanes Omeyyades en 732 ? Serait-il temps de mener une croisade contre le mot chocolatine ?


Au final je pense qu’on peut affirmer que l’on n’a pas la moindre idée du pourquoi de cette différence d’appellation. La réponse à cette question universellement débattue n’est pas non plus 42 mais on voit qu’avec un peu d’imagination les rapprochements les plus improbables sont toujours possibles…


 


 


1oui je sais, que de digressions pour en arriver là…


2Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est un isoglosse : le mot désigne une ligne correspondant à l’ensemble des lieux limites présentant un même phénomène linguistique et séparant, sur une carte, deux aires dialectales distinctes. (Robert historique de la langue française).


3tout du moins pour les premiers tours de 2007 et 2012


Article original de Frank Jacobs sur http://bigthink.com/



Viennoiserie et clash des religions

Article publié sur le blog du site web de Pacha cartographie